Hors des murs

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Tag - 2010

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lundi 15 mars 2010

Blues

Envie d’y retourner. Envie de compléter. envie de goûter au durian, au chien, thịt chó, à tous ces fruits que je n’ai pas osé acheter. Envie de replonger dans le coraux, de manger du bon riz et du bon nước măm, envie de revivre à 34 °C, envie de parler viẹt, et de parcourir la campagne à moto.

jeudi 4 mars 2010

De retour

Jean-Claude G. m’accompagne décidément jusqu’au bout du chemin. Il rentre d’Océanie, moi juste d’Asie.

Asie, quatre lettres porteuses d’un autre côté du Bosphore, de l’autre côté de l’Oural, jusqu’aux coraux des mers de Chine. Porteuses du proche, moyen et extrême Orient, des routes de la soie, des épices, des territoires de Pondichéry, de la mosquée d’Ispahan, et des bordels de Saigon. Cités impériales, cités interdites. Un imaginaire enfantin peuplé de dragons et des films du docteur Jones. Je le laisse, me promets, vœu pieu du retour, d’y retourner sans tarder.

Le froid est sec ce matin à Paris. Le ciel est bleu, et la ville est calme. Marché Montorgueil, une baguette bien cuite, un camembert bien fait. Je dépense en quelques heures plusieurs jours de salaire. Les gens sont hauts ici : de grand je repasse à petit à croiser pompiers et vélibistes. Je m’étonne de pouvoir lire les enseignes. Je m’étonne des éclats de voix que je comprends.

Le tgv m’entraîne confortablement vers mon far-west, silencieux, spacieux. Campagne plate et collines, labours de printemps, les blés ont peu avancé. C’est la saison où l’on coupe les haies dans le bocage. Tiens, penser à aller ramasser des fagots ce ouikène, à deux c’est mieux. Pas d’odeur de fraîchin. Juste le calme de la campagne ensoleillée après la tempête. Bientôt il sera temps de semer les petits pois. Comme la ville est paisible, comme la route est tranquille. Je croise des crocus, seuls éclats pourpres. Le chat est cinglé, il n’a pas changé. Il se dore sur le granit, joue avec des herbes, dévale le jardin et s’installe dans le noisetier. Moi aussi, et je m’installe dans les bras de l’homme aimé.

jeudi 4 février 2010

Jour 1

Ayé, je suis arrivé, et je sens que je vais me plaîre par ici.

mercredi 3 février 2010

Où suis-je ?


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dimanche 31 janvier 2010

Il faut beau

Ayé, j’ai traité la moustiquaire (et ça pue sec).

Sinon, ça se dégage à Hanoi : 25 °C, et 34 °C à Saigon. Cool.

jeudi 28 janvier 2010

Vingt ans après

Ce soir, vingt ans après, je suis allé à ma première plage. Je me souviens, gamin, apercevoir du bleu mer, au fond, entre deux vallées. Je la vois chaque mois, chaque semaine, au même endroit, si près d’il y a vingt ans. Qu’ai-je fais de la mer ? Rien. La contempler, peu y aller, dessus, dessous, si peu, trop peu. J’ai voulu que tu me construises, mais j’échoue, chaque jour un peu plus, c’est pour cela que tu me manques et que je viens le surlendemain. C’est pour cela que j’irai, bientôt, bien loin.

Ce soir j’ai égrené les villages. Plouha, Saint Quai, Étables, Binic. Je les connais par cœur il y a vingt ans de cela. Et ils résonnent en moi quand au boulot ils m’en parlent, inconscients.

Ce soir je t’ai appelée, et je t’ai dit. Tu es venue presque hier, tu m’as expliqué où elle était, et je t’ai dit que j’y allais. Alors tu as souri, ma sœur.

Ce soir j’ai dévalé les galets. Ploc, ploc, ploc. Bruits sourds des pierres qui s’entrechoquent, plage à marée haute. C’était marée basse, j’ai pu avancer et sentir les vagues mourir à mes pieds. Cette baie regorge de saint-jacques. En face un, puis deux phares. Je ne les ai pas comptés. La mer était calme entre ces deux côtes au crépuscule, bleue, à l’heure où mer est ciel, à l’heure où la côte est vermeille.

Ce soir je reviendrai cet été. Lorsque la nuit sera tard, lorsque la mer sera calme, lorsque l’eau sera claire. Peau de néoprène, yeux de verre. Dessous.

Ce soir j’aurai trente degrés, bientôt, en mer de Chine.

lundi 4 janvier 2010

Vaccins

J’attends chez mon docteur. Je suis en avance dans la pièce claire de ce bâtiment rénové. Il traîne des Ciné Live, des Studio Ciné Live, des Rustica hebdo, des Elle, et ce gus qui bosse dans le même bâtiment et que je ne connais pas, deux étages plus haut. Je le salue, poliment. Il me salue, il s’en fout. Moi aussi. Je voyage dans le temps cinématographique, dans les jardins, dans les foies gras et les petites annonces champêtres. Petit à petit s’infiltre une pointe piquante dans mon ventre. Le temps passe, et le toubib est en retard, comme tous les toubibs. J’aurais dû le savoir et prendre mon temps au bureau, saluer la bonne année. Presque trois quarts d’heure. Ayé.

Il plaisante, il est de bonne humeur. Je commence à baliser, tranquillement. J’ai froid à demi-nu sur la table. Il prépare patiemment les seringues, il les pose, là la première, la plus importante à ses yeux, là la deuxième, là la troisième. Il prépare méticuleusement les pansements. Un, deux, trois, posés par un bout sur un quelque-part. Il confectionne des bouts de coton qu’il imbibe d’un jet de pissette d’alcool. C’est froid, mais je m’en fous, j’aime bien l’odeur. Lui n’aime pas l’éther. Ça tombe bien, ce n’est plus utilisé. “Risques avec l’oxygène dans les hôpitaux”, me dit-il. Moi j’aime bien l’éther, mais pas le Décontractyl en pommade.

Il frotte, pince, et pique. Je ne sens rien.

Il frotte, pince, et pique. Je ne sens rien.

Il frotte, pince, et pique. Je sens, je suis tendu de l’épaule. Mais je m’en fous.

Derniers vœux de bon voyage. Je rentre.

Dernières lignes, je tombe.

dimanche 20 décembre 2009

Nouvel an

14 février, fête du Têt (Tết Nguyên Ðán).

Super. Grosse fête. Mais bien prévoir son hébergement.

Ahem (2)

Vietnam. 3 février —> 2 mars, 598 €.

Banco !

samedi 2 mai 2009

Ahem

Vietnam, février 2010. 632 €.

Intéressant. Très intéressant.