Hors des murs

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samedi 30 septembre 2006

Bords du Guadalquivir, 30 septembre, 20 h 15. Crépuscule.

piste numéro 2

Journée chaude. Je suis arrivé dans l'après-midi à Séville, direction le centre de la cité, et une chambre partagée par cinq sur le toit d'un hôtel. C'est un hôtel à deux étoiles, organisé autour d'un patio crevant chacun des trois étages. Brun et blanc, telles sont les couleurs de la maisonnée. Le patio est couvert d'une lanterne, la terrasse est couverte d'une tenture, et porte des hamac où s'abandonner dans la torpeur de l'après-midi. Parfois j'y découvrirai l'aube, parfois la lune pleine, mais jamais le crépuscule. Ce jour-ci, je m'en offre un au léger parfum de vase. Au pied du puente Isabel II, l'on pique-nique ce soir. L'on profite de l'a douce brise et l'on s'essaye à la varappe sur les piles du pont. En face, le quartier gitan (Triana). Le pont s'illumine, l'église aussi. De fins esquifs fendent l'onde assoupie, et du loin viennent les rumeurs de la ville.

vendredi 29 septembre 2006

métro ligne 1, entre la ''Plaza de Castilla'' et ''Tribunal''.

piste numéro 1

J'arriverai dans le quartier prolo et artistique de Madrid, mais je ne pourrai fermer l'œil de la nuit à cause de la discoteca située au sous-sol de l'hôtel. À sept heures du matin, elle n'a pas cessé.

km 43, ''autopista del norte''.

piste numéro 50

Après une semaine dans le calme du pays basque français, vacarme de la voie rapide de Madrid au nord de l'Espagne. Traversée des monts cantabriques, puis de garrigues, plateaux, et montagnes sèches. On aperçoit déjà, qui dominent l'horizon, les imposants immeubles d'affaires en cours de construction Plaza de la Castilla. Nous croiserons de vastes champs d'éoliennes à travers le pays. Je les appellerai des sentinelles du vent, sentinelles car dominant de nombreuses crêtes, et veillant inconsciemment sur des pueblos écrasés de sécheresse.

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